domingo, 9 de dezembro de 2012

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Rio, Opéra (Theatro Municipal, Brésil): Bruno Procopio dévoile le génie du Rossini luso-brésilien: Marcos Portugal, lundi 10 décembre 2012 - (dimanche 9 décembre 2012)

A Rio, Bruno Procopio ressuscite un opéra giocoso du Rossini luso-brésilien
Verve et subtilité de Marcos Portugal à l'Opéra de Rio

A l'opéra de Rio (Theatro Municipio), les cariocas (habitants de Rio de Janeiro) vont redécouvrir leur compositeur romantique le plus inventif et le plus attachants parmi les créateurs luso-brésiliens: Marcos Portugal. Figure majeure du jeune Brésil monarchique puis indépendant au début du XIXème siècle, le musicien sait exporter aux tropiques l'élégance et le raffinement de l'opéra européen, en particulier italien.

Le 10 décembre 2012, l'Opéra de Rio accueille en version de concert, la recéation d'un drame comique créé à Lisobonne en 1804. L 'initiative en revient au jeune maestro natif (et a la double nationalité brésilienne et française): Bruno Procopio. 

En version de concert, le maestro dirige le dramma giocoso: " L'Oro no compra amore ", un titre éloquent et particulièrement bien choisi dans un pays immense ou le métal jaune a tant compté. Mais c'est justement pour épingler la vénalité et le désir de richesse que l'action célèbre la noblesse et la pureté de l'amour véritable à travers les péripéties du couple Lisetta/Giorgio.

Dans ce joyau lyrique délicieusement comique, Marcos Portugal (portrait ci contre) se relève tendre, facétieux, percutant dévoilant une virtuosité exceptionnellement véloce dont la versatilité des climats et des affects égalent la verve de Rossini: l'auteur du Barbier de Séville lui serait même redevable pour la mélodie du finale du Ier Acte. Portugal pourrait bien préfigurer directement les situations pétillantes et savoureuses avec cette finesse dont Rossini se délectera ensuite.

Heureux cariocas donc qui pourront applaudir le raffinement et la finesse d'un génie européen qui connut la gloire au Brésil: la riante prodigalité du Rossini brésilien.

Bruno Procopio poursuit ainsi son travail de défrichement dédié au compositeur luso-brésilien Marcos Portugal dont il a recréé en avril 2012, au festival Semana de Musica Religiosa de Cuenca (Espagne), la fameuse Missa Grande, oeuvre de jeunesse (vers 1780) dans sa version concertante avec choeur, solistes et orgue...  C'est aussi une série de collaborations particulièrement fructueuses avec les orchestres sud-américains. A l'été 2012, le chef dirigeait Rameau, première initiative de ce type localement, avec l'Orquesta sinfonica Simon Bolivar de Venezuela, à Caracas, cette même formation avec laquelle Gustavo Dudamel a fait ses premières armes. 

Rio, Opera. Lundi 10 décembre 2012, 20h. Marcos Portugal: L'oro no compra amore. Orchestre symphonique du Brésil. Bruno Procopio, direction. En lire +